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Signature d’une convention sino–camerounaise

   

Signature d’une convention sino–camerounaise de près de 300 milliards de FCFA pour doter le Cameroun d‘infrastructures sportives modernes, les contours du projet précisés.

La cérémonie a eu lieu mercredi 07 mai 2008 à l’Hôtel Hilton de Yaoundé sous la présidence effective du Premier Ministre chef du Gouvernement lui–même en personne Inoni Ephraëm, alors que le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire Louis Paul Motaze paraphait le document pour le compte de la partie camerounaise. Il reviendra cependant au Ministre des Sports et de l’Education Physique de donner le détail du projet dans un point de presse qui a suivi cette opération de signature de convention dans la salle de conférence de son Ministère.

Un projet fort ambitieux qui permettra au Cameroun de rattraper le retard accumulé jusque là, de prendre une longueur d’avance en se positionnant dans le peloton de tête des nations africaines en matière d’infrastructures sportives et d’accueillir dorénavant et davantage des compétitions d’envergure. Objectif à terme pour concrétiser entièrement ce vaste projet : 2018. Un programme en deux volets et par étapes.

Yaoundé, Douala, Bafoussam et Limbé ouvrent le bal de la 1ère étape du premier volet

Suite à un Programme de Développement des Infrastructures Sportives (PNDIS) mis en place par l’Etat camerounais, la société Civile de l’Afamba (SOCIAT) de l’ancien Ministre Roger Melingui retenue sur avis d’appel d’offres a conduit dans la recherche des financements à la piste chinoise dont les négociations ont permis la signature de la convention du jour. Pour l’essentiel, le projet recouvre deux volets.

Le premier volet est appelé à prendre corps en trois phases. La première phase, concerne les villes de Yaoundé dans le Centre, chef–lieu de la Province, Capitale politique et administrative du Cameroun ; Douala chef–lieu de la Province du Littoral, capitale économique du pays ; Bafoussam, chef–lieu de la Province de l’Ouest ; et Limbe, plate–forme pétrolière du pays, appelé également à abriter un port en eau profonde, ville d’avenir et certainement un futur pôle d’industrialisation, à une trentaine de minutes de Buea (le chef–lieu de la Province du Sud–Ouest) par voie routière, en voiture.

Précisément il est prévu pour ces quatre, des dix Provinces que compte le Cameroun : à Yaoundé, la construction d’un nouveau Stade Omnisports moderne et couvert de 60 000 places assises au quartier Olembe, et la construction d’un stade d’entraînement de football et d’athlétisme ; à Douala, la construction d’un nouveau Stade Omnisports semi–couvert 30 000 places assises, et celle d’une piscine olympique ; à Bafoussam, la construction d’un Stade Omnisports semi–couvert de 20 000 places assises, et d’un Palais des Sports de 2 000 places assises ; et enfin à Limbé, la construction d’un Stade Omnisports semi–couvert de 20 000 places, et d’un Palais des sports de 2 000 places. Vraisemblablement, l’enveloppe globale de cette première phase se chiffre à 110 milliards de FCFA.

Au terme de cette première phase qui pourrait voir ces infrastructures livrées et prêtes en 2012, le Cameroun après la 8ème Coupe d’Afrique des Nations de Football devrait accueillir la deuxième édition du Championnat d’Afrique des Nations, la dernière née des compétions de la Confédération Africaine de Football (CAF) appelé à ne voir évoluer que les joueurs amateurs en Afrique ou du terroir et dont la côte d’Ivoire devrait abriter le premier rendez–vous en 2009.

Garoua et encore Yaoundé concernés dans la deuxième phase du premier volet

Dans cette phase, Yaoundé bénéficiera de la construction d’une piscine olympique de 3 000 places toujours à Olembe où sera également construit un nouveau Campus avec un complexe sportif de haut niveau pour l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS), et un hôtel trois étoiles.

Puis une cinquième Province en l’occurrence le Nord, à travers son chef–lieu Garoua, qui verra construits dans sa ville un Stade Omnisports semi–couvert de 15 000 places, un Palais des Sports de 2 000 places, et une piste pour courses de chevaux. Le coût de cette deuxième phase se chiffrerait à 94 milliards.

L’extension du projet aux autres Provinces

Ici les autres chefs–lieux de provinces seront à l’honneur à savoir Bertoua pour la Province de l’Est, Ebolowa pour la Province du Sud, Bamenda pour la Province du Nord–Ouest et Maroua pour la Province de l’Extrême–Nord qui bénéficieront comme Kumba (deuxième ville de la Province du Sud–Ouest choisie selon le MINSEP à cause de son importance démographique), chacune de ces villes et Kumba dans le Sud–Ouest aura un Stade Omnisports semi–couvert de 20 000 places et un Palais des Sports de 2 000 places.

Le seul chef–lieu de province apparemment lésé d’un Stade Omnisports qui a certes la particularité de n’être également que chef–lieu d’arrondissement sans être chef–lieu de département comme tous les autres chefs–lieux de provinces, coiffée qu’il est comme chef–lieu de département par Limbe (qui aura déjà ses équipements en infrastructures achevées à la première phase) est Buea,  (chef–lieu de la Province du Sud–Ouest), elle devra se contenter comme Sangmélima, simple chef–lieu de département dans le Sud, département d’origine du Président camerounais Paul Biya, d’un Palais des Sports de 2 000 places. On envisage ici quelques 77,2 milliards de dépenses.

Un deuxième volet véritablement national

Selon le Ministre des Sports et de l’Education Physique, il s’agit de la construction dans tous les Arrondissements du pays (près de 300) des plates–formes sportives véritables infrastructures de proximité comprenant un terrain de basket–ball, un terrain de volley–ball, un terrain de handball, un court de tennis et une salle pour les sports de combat.

On le voit, à l’échéance le Cameroun sera un pays doté d’infrastructures sportives signes de son auréole. Pourvu que tout se passe normalement et qu’on n’assiste plus au mauvais spectacle qui avait amené le Stade Omnisports de Garoua à ne pas voir achevés ses travaux ; ceux de Bafoussam interrompus à peine commencés et sans parler de Bamenda qui a dû longtemps garder un goût amer de son projet de stade, toutes des infrastructures qui devaient être opérationnelles fin décennie 70 début décennie 80.

Rappelons que Yaoundé, Douala et Garoua abritent déjà des stades Omnisports de diverses capacités. Le Stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé vient de connaître des réfections et goûtera d’ici quelques temps aux délices d’un équipement en sièges de 40 000 places assises ; les autorités en général et celles de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme devraient penser à donner également un coup de neuf à la piste d’athlétisme dont l’aspect dépare le paysage d’ensemble du stade après les travaux. Les mêmes travaux nécessitent au stade de la Réunification de Douala et au Stade Omnisports de Garoua pour ce qui est également de leurs pistes d’athlétisme. Pourquoi ne pas penser également à compléter les travaux et à moderniser ces deux enceintes ; il faut déjà saluer les travaux en cours pour l’installation d’une pelouse synthétique. On ne saurait passer également sous silence les travaux de construction du Palais des Sports de Warda Yaoundé de 5 000 places qui s’achèvent d’ici peu.

Les observateurs se seraient attendus aussi à un Stade Omnisports de 60 000 places ou à tout le moins 50 000 à Douala compte tenu de son importance démographique ; tout comme 30 000 à 40 000 places auraient été de bon ton à Bafoussam et à Bamenda. On remarque d’ailleurs que la Province dont cette ville est le chef–lieu ne s’en tire qu’avec une seule localité dans ce vaste projet. La distribution des points à l’adhésion du programme des Grandes Ambitions du candidat du RDPC lors des élections présidentielles de 2004 aura–t–elle eu des effets ?

Et pour les plates–formes sportives dans les Arrondissements, tous auront–ils ce bonheur ? Qu’en sera–t–il des villes dans lesquelles on retrouve plusieurs Arrondissements ou même plus d’un ? chaque Arrondissement dans la même ville aura–t–il sa part du gâteau ?

Un coup de chapeau mérite déjà d’être tiré aux auteurs de ce projet dans tous les cas. A l’horizon 2018, le Cameroun devrait bien avoir au moins 15 Stades Omnisports 13 à 14 Palais des Sports modernes de 2 000 à 5 000 places. Et le reste ; ce qui est loin d’être négligeable.

 
 

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