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Dschang: Entre Plateaux et Montagnes, Coutumes et Traditions

   

Ancienne Capitale de la région Bamiléké (ethnie vivant dans l’Ouest Cameroun), Dschang, Chef–lieu du Département de la Menoua, est l’une des premières villes créées au Cameroun, qui aujourd’hui est une ville agricole, universitaire, touristique, riche d’histoire influencée par un passé colonial très mouvementé, ses chefferies pleines de coutumes et traditions, compte près de quatre–vingt mille (80 000) habitants.

Bâtie sur le versant sud des Monts Bamboutos, la ville de Dschang est située dans une zone montagneuse à 1 400 mètres d’altitude et est liée à sa position des collines granitiques du Sud du plateau Bamiléké et des savanes d’origine anthropique. Avec un climat frais, unique en Afrique, la ville connaît deux saisons : une saison des pluies qui va de mi–mars à mi–novembre et une saison sèche riche en manifestations culturelles Bamilékés.

L’histoire de la ville explique la richesse d’une architecture coloniale qui se juxtapose à l’architecture traditionnelle Bamiléké. Le Lac Municipal à l’entrée de la ville qui avait servi de retenue d’eau pour l’alimentation des turbines de l’ex–hydroélectrique du Cameroun, est aujourd’hui un lieu où les populations viennent se divertir et pratiquer les sports nautiques.

Créée en, 1993, l’Université de Dschang est incontestablement devenue l’un des principaux pôles académiques du Cameroun.

Village cosmopolite, où l’on trouve des personnes de nationalités diverses, l’Université de Dschang possède un répertoire de facultés bien fournies : Faculté Agronomique et Sciences Agricoles, Sciences Juridiques et Politiques, Sciences Economiques et de Gestion, Lettres et Sciences Humaines, Sciences, elle étend aussi ses tentacules vers d’autres institutions à travers le Cameroun et le monde.

Le Marché « A » et son entrée, avec les toits en forme de cône n’ont rien perdu de leur valeur touristique, artistique et de leur symbolisme. Le NGANG, jour du grand marché est une grande fête hebdomadaire qui se tient une fois tous les huit (08) jours, est une occasion par excellence et jour inoubliable de découvrir les produits locaux et de rencontrer une population vivante et dynamique venant de tous les coins de la région de l’Ouest.

Le relief a édifié la Menoua de multitudes chutes et falaises, de grottes, des monts et qui servent parfois de lieux sacrés où sont pratiqués certains cultes et rites ancestraux.

L’élevage et l’agriculture ne sont pas en reste car ils occupent  près de la moitié de la population. On y pratique l’agriculture intensive, formant des sillons. On cultive du maïs, du haricot, des arachides, des pommes de terre etc… On y rencontre aussi des grandes plantations de thé, de café et des usines de transformation desdits produits.

La population nombreuse et diverse présente une culture variable selon les saisons et les goûts. Nous passerons des plats typiques comme du poulet « DG », du poisson braisé aux cuisines locales comme le koki, le taro pilé à la sauce jaune, couscous de maïs à la sauce gombo, le nani, les pommes pilées au haricot, etc…

L’artisanat est l’une des principales occupations de la population spécialisée dans la sculpture du bois, des faits historiques ayant marqué la vie des peuples Bamilékés. On y retrouve des masques, sièges, ustensiles de cuisine, instruments de musique et autres poteries en bois. L’art plastique contemporain est  enseigné dans les établissements et dans les institutions spécialisées comme à l’alliance franco–camerounaise de Dschang.

L’art traditionnel des chefferies à savoir FOTO et FOREKE est situé sur la Communauté Urbaine de Dschang. Les fêtes traditionnelles sont nombreuses et sont l’occasion de sortir des objets rituels de la Chefferie, l’expression de mode de vie basé sur le culte des ancêtres. L’art et l’architecture, les danses et les chants en costumes traditionnels exécuté lors des manifestations reflètent une identité culturelle à vivre.

L’Ouest est l’un des plus hauts lieux des traditions camerounaises. Grace à ses chefferies (Foto, Bandjoun, Bafoussam), l’architecture surprend par son originalité avec des façades en bambous des pièces en bois sculpté aux cases faites en argile rouge. Des musées adossés aux chefferies permettent de découvrir ce patrimoine culturel.

 
 

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